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[Retour sur événement] Discours du président - Vœux 2019

Publié le 29 janvier 2019 Mis à jour le 29 janvier 2019

C’est pour moi un très grand plaisir de vous retrouver, comme chaque année, pour cet agréable rituel de la cérémonie des vœux de l’université. Elle constitue un moment précieux, car elle est d’abord une occasion de partage convivial, et il est certainement très important que de tels moments soient ménagés au sein d’un quotidien où nous sommes accaparés par nos tâches, afin que notre large communauté d’hommes et de femmes qui constituent l’Université Paris Nanterre puisse se rassembler dans un esprit festif.

Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Cette cérémonie est aussi l’occasion de rappeler les grands projets de l’établissement, ceux qui sont réalisés, ceux qui sont devant nous, de partager cela avec vous, en replaçant la fonction que nous exerçons dans ce large contexte, en l’inscrivant dans une trajectoire qui fait pleinement vivre les valeurs et les missions de l’université que nous contribuons à animer, chacune et chacun à notre place.

Après une année 2018 si éprouvante pour nous tous, je tenais très sincèrement et solennellement à vous exprimer mes remerciements et ma profonde gratitude, à vous toutes et à vous tous qui, dans les diverses composantes et les divers services de l’université, avez, avec une détermination et un dévouement exceptionnels, su faire prévaloir l’intérêt général, le sens du service public, sur les divisions, sur la tentation du renoncement ou de l’abandon. La lassitude, la détresse parfois, je les ai entendues. Les mises en cause personnelles et de l’université m’ont touché avant tout parce qu’elles étaient susceptibles de porter atteinte à l’image de l’établissement, alors que nous œuvrons collectivement pour que celui-ci donne la plus grande satisfaction à ses usagers, pour qu’il améliore les services qu’il offre, pour qu’il incarne ce lieu de savoir et de partage qu’il a fondamentalement vocation à être.

Heureusement, la confiance solidement ancrée dans l’université, notre attachement à celle-ci, ont permis de résister à ces péripéties : en témoignent ce que nous disent nos partenaires, dont un certain nombre sont présents aujourd’hui. Ils savent bien que l’on ne saurait résumer la situation de l’université à ce que relatent quelques articles de presse ou quelques reportages de radio ou de télévision avides de sensationnel et bouclés à la hâte. Et les étudiants et leurs familles n’ont pas davantage de doute, si tant est qu’ils en aient jamais eus, dès qu’ils pénètrent sur ce campus vert, qu’ils découvrent ses aménités, ses bibliothèques, ses richesses culturelles et sportives, dès que les enseignements commencent. J’entends si souvent d’anciens étudiants me dire leur émotion et leur fierté d’être passés par Nanterre qu’ils constituent autant d’aiguillons pour continuer à « donner envie de Nanterre », si je puis dire, et se tenir à distance des discours inquiets, pour ne pas dire déclinistes sur notre université, ou sur l’université en général.

Car notre université, même en cette année troublée, a continué à avancer. En supplément de ses activités courantes de formation, de recherche, d’administration et de fonctionnement quotidien, des réalisations assez considérables sont à relever.

J’en citerai quelques-unes :

- La labellisation et le financement de projets de formation et de recherche dans le cadre du Programme Investissement d’Avenir (AAP Nouveaux cursus à l’université et Ecoles universitaires de recherche) : le NCU So Skilled (pour mieux valoriser les compétences non académiques dans les parcours universitaires) et l’EUR ArTec (croisant les enjeux de la création artistique et des nouvelles technologies), dans le cadre du regroupement Université Paris Lumières avec l’université Paris 8, le CNRS et de nombreux associés du monde culturel et du monde social ; le NCU Ecri+ (autour de la remédiation de l’écrit en français pour les étudiants de licence) avec l’UOH de Strasbourg, et l’EUR RedPOP (autour de la science des populations) avec plusieurs partenaires, dont l’Université Paris 1 et l’Institut National des Etudes Démographiques ; sans oublier la candidature pour la prolongation du labex Les passés dans le présent, pour lequel nous attendons avec une certaine confiance la réponse ;

- L’intégration dans l’établissement public Campus Condorcet en tant qu’établissement membre, et donc l’implication désormais dans ce projet majeur de développement des sciences humaines et sociales au niveau national et international, un projet dont les premiers bâtiments (notamment l’Hôtel à projets, le GED) vont voir le jour à Aubervilliers cette année même, et dans lequel nous bénéficierons d’espaces dédiés d’ici 4 ans ;

- Le partenariat avec Le Louvre qui a permis à des Street-Artistes de réaliser des œuvres durables inscrites sur nos murs lesquelles permettent un parcours urbain remarquable au sein de l’université, qui fait venir les curieux (parfois de l’autre côté de l’Atlantique) et ajoute encore un élément d’attractivité de notre campus ;

- L’obtention d’un financement européen FEDER pour la construction du Centre de ressources et cultures numériques au sein d’une des ailes de la bibliothèque universitaire, espace agile, fortement tourné vers le numérique et les données ouvertes, à destination des étudiants, mais aussi du territoire, pour croiser les publics, les regards, les savoirs, donner une forte impulsion au travail collaboratif ;

- De belles évolutions pour la BDIC qui, non content d’avoir changé de nom en devenant La contemporaine à l’occasion de son centenaire, a obtenu aussi sa labellisation comme Collection d’excellence (Collex-Persée), et voit débuter la construction de son futur bâtiment qui rassemblera toutes ses activités (Musée, archives, bibliothèque de recherche) sur le parvis de la gare, à l’entrée du campus - un équipement de prestige et de référence pour le développement de l’université dont nous poserons officiellement la première pierre au printemps.

- La livraison et la mise en activité du nouveau bâtiment FC qui, sitôt ouvert, a débordé d’activités, celles du SFC, du SUFOM, du DAEU, du pôle-entrepreneuriat et de l’incubateur, du Nanterre Learning lab.

Et je n’oublie pas une tâche de fond, qui a mobilisé les équipes de formation et de recherche, mais également les services de l’université : je veux parler de la préparation de l’évaluation du Haut Conseil à l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES), qui a conduit à l’auto-évaluation de toutes les entités de recherche, de tous les diplômes de formation initiale, et de toutes les fonctions, support et soutien, de l’université, en vue de nouvelles accréditations et d’un contrat avec l’Etat sur la période 2020-2024.

Et tout cela s’est fait en même temps que nous mettions en œuvre la réforme complexe de l’accès dans le premier cycle de l’enseignement supérieur ! Je crois sincèrement que nous pouvons collectivement nous féliciter pour tout cela !

J’ajouterai enfin une dernière initiative prise au cours de cette année 2018, qui nous tourne vers les nouvelles de 2019, dont un certain nombre vous seront présentées dans un instant par des collègues et des partenaires que je salue et que je remercie chaleureusement par avance. Cette réalisation, nous avons été les premiers, dans une université, à la mettre en œuvre — et je sais que beaucoup nous copient depuis, en Bretagne, dans l’Est de la France voire, disons-le en forme de clin d’oeil et entre nous… à l’Elysée. Je veux parler de la mise en place d’une plateforme collaborative, qui a permis à tout un chacun, étudiant, personnel administratif et de bibliothèque, enseignant, chercheur, de s’exprimer sur des propositions, d’en formuler de nouvelles, à propos de l’université telle qu’il voulait la voir évoluer. Les propositions les plus populaires ont été retenues dans une synthèse, que vous pouvez toujours consulter, et elles ont été, pour la plupart, intégrées dans le projet d’établissement 2020-2024, tel que le conseil d’administration l’a adopté et qui a été remonté au HCERES, avant qu’il ne serve de base pour le contrat avec l’Etat.

Cette consultation constitue sans doute la passerelle la plus emblématique entre l’année 2018 et l’année 2019.
L’année 2018, nous l’avions placée sous le signe du slogan Prop’osons – pour en faire un moment de proposition et d’audace, dans une référence à l’année 68 que nous ne pouvions éluder, et que j’assume, quoi qu’il en soit. L’année 2019 est, elle, sous le signe de la « co-construction », c’est-à-dire d’une certaine manière d’agir concrètement ensemble, que ce soit au sein de l’université, ou avec des acteurs autour de nous. Construire, comme son étymologie l’exprime, signifie établir (instruere) en assemblant (co-) : le composé co-construire redouble ce geste du rassemblement des matériaux essentiel à l’acte de construction, et pointe l’importance de cette démarche de rassemblement des acteurs eux-mêmes, pour des coopérations et des collaborations qui sont la meilleure garantie d’aller vers les réalisations les plus solides et les plus durables.
Vous en faites certainement l’expérience au sein de vos services ou composantes, j’en fais tous les jours l’expérience avec mon équipe, à qui je voudrais spécialement rendre hommage après cette année très particulière, et ce mois de décembre si agité, dont la traversée nous a encore rapprochés et renforcés.

Espérons alors que la thématique Co-construire nous aide cette année à aller plus loin dans cette direction, à nous ouvrir avec confiance à l’échange, à faire le pari de l’intelligence collective !
Je vous souhaite donc pour terminer une très bonne année à toutes et à tous, je forme le vœu qu’elle soit remplie de projets collectifs stimulants, de beaux moments partagés, et de réussites communes — pour que l’Université Paris Nanterre soit encore et plus que jamais ce lieu différent et singulier qui nous anime, et que vous animez !

Pour terminer par un écho à notre thématique, je citerai Saint-Exupéry dans Citadelle, cette œuvre posthume inachevée : « Construire l'avenir c'est construire le présent. C'est créer un désir qui est pour aujourd'hui. Qui est d'aujourd'hui vers demain. »

Mis à jour le 29 janvier 2019