Héros et héroïnes du quotidien : On a rencontré Pénélope Dufourt, la gagnante de Ma Thèse en 180 secondes UPL 2019 !

Nos doctorant·e·s ont du talent

Publié le 5 février 2020 Mis à jour le 4 mars 2020

Ma thèse en 180 secondes est un concours international de vulgarisation scientifique ouvert aux doctorant·e·s francophones du monde entier. Chaque année, la finale locale du concours est organisée par la ComUE Université Paris Lumières pour les doctorant·e·s de l’université Paris 8 et l’Université Paris Nanterre. En trois minutes, chaque candidat doit expliquer son projet de recherche avec l’appui d’une seule diapositive. L'année dernière, c'est Pénélope, doctorante de notre université qui a remporté haut la main le prix du jury en défendant sa thèse "La pratique de la philosophie avec les enfants : condition permissive d'une éducation aux droits humains garante de l'interculturalité normative.". Elle a accepté pour Point COMMUN de revenir sur le concours et sur sa victoire ! Une interview qui vous donnera, nous l'espérons, l'envie d'aller encourager nos candidat·e·s lors de l'édition 2020 le 16 mars à la BNF !

Point COMMUN : Bonjour Pénélope, vous avez gagné l'édition 2019 de Ma Thèse en 180 secondes (encore bravo !). Où en êtes-vous aujourd'hui dans vos études et votre vie professionnelle ?

Pénélope :
Merci, aujourd'hui je poursuis mon travail de thèse, je suis maintenant en deuxième année. Je suis en co-direction, c'est-à-dire que je suis inscrite au sein de deux écoles doctorales, pour deux matières distinctes, en droit à Nanterre rattachée au CREDOF et en sciences de l'éducation à Nantes rattachée au CREN.
Je travaille également afin de subvenir à mes besoins, n'ayant pas de contrat doctoral. Principalement, je suis intervenante pour animer des ateliers de philosophie avec les enfants au travers d'une association "Philo pour enfants" et je suis chargée de TD en droit à Nanterre. J'ai également eu quelques autres expériences professionnelles car j'ai travaillé en tant que consultante à distance pour l'UNESCO, mais également en tant que coordinatrice de projet pour une association "The Beit Project".

PC : Avez-vous soutenu votre thèse "La pratique de la philosophie avec les enfants : condition permissive d'une éducation aux droits humains garante de l'interculturalité normative." ? Où en sont vos recherches actuellement ?

Pénélope : Non, je suis en deuxième année de thèse. Je travaille principalement sur les enjeux méthodologiques liés à l'observation du terrain cette année, d'autant plus que j'ai obtenu une bourse de mobilité de la région Ile-de-France qui me permet d'envisager des terrains étrangers.


Revoir la prestation de Pénélope Dufourt lors de l'édition 2019

PC : Que s'est-il passé pour vous après votre victoire à la finale locale au sein de notre COMUE Paris Lumières ? Quels souvenirs gardez-vous du concours ?

Pénélope : Après la victoire, avec une autre participante nous avons rencontré l'ensemble des demi-finalistes du concours à l'échelle nationale à Boulogne.
Pouvoir rencontrer sur plusieurs journées d'autres doctorants venus d'horizons divers et variés est une grande richesse à mon sens. On apprend beaucoup de la manière de concevoir le travail de recherche de chacun. On découvre l'existence de sujets de thèse passionnants également. Toutefois je note que la grande majorité des participants proviennent de sciences dites "dures" et cela me désole un peu, il me semble important de faire connaître les sciences humaines et sociales et montrer toute leurs richesses et leur importance dans le domaine de la recherche.

PC : Comment aviez-vous pu vous préparer à un tel concours ?

Pénélope : Pour préparer le concours, nous bénéficions à Nanterre de séances de formation qui restent pour moi le meilleur souvenir de ma participation.
En réalité, je participais surtout pour pouvoir bénéficier de ces formations car il me semblait nécessaire d'apprendre à vaincre ma timidité orale et à m'affirmer pour la suite de mon parcours. Les formations nous ont appris à construire un narratif pertinent, mais également à s'exprimer avec aisance. Ces formations sont de véritables moments de partage avec les autres candidats de Nanterre et Paris-8, nous en apprenons également beaucoup sur nous-mêmes. Cela nous permet d'aborder notre thèse avec un autre regard, peut-être plus réflexif et créatif.

PC :
Combien de temps aviez vous pu consacrer à cette préparation ?

Pénélope : Je ne saurais quantifier le temps consacré pour la préparation, mais il n'est pas négligeable c'est certain, que ce soit pour la construction du discours, ou pour s'entraîner et paraître à l'aise le jour J.

PC : Qu'est ce que cette participation vous a apporté sur le plan personnel mais également sur le plan professionnel ?

Pénélope : Sur le plan personnel de très belles rencontres que ce soit avec les autres doctorants ou les formatrices. Je dirai également une meilleure connaissance de soi, de ses peurs, et surtout comment tenter les affronter.
Sur le plan professionnel, je dirai une meilleure aisance orale, même si l'exercice reste pour moi toujours assez impressionnant.



PC :
Que conseilleriez-vous aux candidats de l'Université Paris Nanterre qui vont passer devant le jury et le public de Ma Thèse en 180 secondes dans quelques jours ?

Pénélope : De prendre du plaisir avant tout, car même si l'exercice est impressionnant, c'est le plaisir partagé que l'on garde en souvenir rétrospectivement.




PC :
Participez vous à l'édition 2020 ?

Pénélope : Non, je ne participe pas à cette édition. La COMUE m'a proposé d'être jury de la finale locale, malheureusement je ne pourrais pas être disponible pour y participer.

PC : Une petite question que l'on aime bien poser dans les interviews Point COMMUN : que préférez-vous ou qu'avez vous préféré à l'Université Paris Nanterre (lieu, valeur, événement, action...) ?

Pénélope : Je suis arrivée à Nanterre en Master 2, étant originaire de Lyon et je dirais que je suis très attachée à Nanterre pour son engagement et sa diversité.

Merci Pénélope d'avoir répondu aux questions de Point COMMUN ! On espère que vous serez nombreuses et nombreux à venir encourager nos candidats pour l'édition 2020 le 16 mars !



Angie Leandri, également doctorant·e de l'Université Paris Nanterre en 2019, avait quant à elle remporté le prix du public !

Mis à jour le 04 mars 2020